Colloques

L'intime à l'épreuve de la vie institutionnelle

 vendredi 22 mars 2019

 ASIEM - Grand amphitéâtre - 6, rue Albert de Lapparent - 75007 Paris

Intime et institution font mauvais ménage. Au fil de l’histoire, c’est en se dégageant de l’institution sociale et familiale qu’un espace pour l’intime a pu s’inventer. Et l’institution repose souvent pour son bon fonctionnement sur le contrôle social de l’intimité individuelle. Les institutions de soins et médico-sociales sont pour leur part mises au défi de concilier ce qui pourrait paraître inconciliable : pénétrer l’intimité des corps et des esprits pour mieux en prendre soin, tout en essayant de préserver cette intimité qui fait la dignité et la liberté du sujet. Comment penser le travail dans ces lieux de vie commune où la barrière entre espace intime et extériorité est sans cesse remise en question, où l’effraction menace autant que l’exhibition, où le secret se dévoile à des fins plus ou moins utiles ? Comment préserver l’intimité de la personne accueillie alors qu’elle vit sous les yeux de la collectivité et qu’elle est amenée à confier ses douleurs et ses fragilités les plus secrètes ? De même, comment protéger l’intime des personnes travaillant dans les institutions alors qu’elles font face au quotidien à de multiples traumatismes et effractions ? Prêter attention à l’intime est  nécessaire dans l’accueil des personnes les plus fragiles sur le plan psychique, somatique ou social, pour lesquelles il s’agit souvent non seulement de respecter l’intimité mais aussi parfois de contribuer à constituer une intimité psychique, un for intérieur. De même que l’on demande aujourd’hui aux institutions publiques de garantir notre intimité alors même que l’on se dévoile sur les réseaux sociaux, les équipes qui se préoccupent de la dimension psychique au sein des institutions ont la délicate mission de créer et de maintenir une sorte d’espace transitionnel où intériorité et extériorité coexistent sans se menacer mutuellement. Le travail institutionnel repose ainsi sur le tact et le respect du caractère pluriel de la personne : une face tournée vers l’autre et le social, une autre vers l’inconscient pulsionnel destiné à rester dans l’ombre.

Avec la participation d'André Carel, Charlotte Costantino, Amélie De Cazanove, Catherine Fourques, Marie-Laure Léandri, Alain Lemosof, Jean-Pierre Pinel, Hélène Riazuelo, Françoise Simonet, Benoit Verdon 

Et aussi : Alain Braconnier, Anaïs Devaux, Catherine Ducarre, Christophe Ferveur, Patrice Huerre, Sylvain Missonnier, Julie Platiau, Mariane Veilleux.

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