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Appel à contributions pour les numéros Cliniques à paraître en 2017

  Par APSPI, le 1 févr. 2016


En 2017, dans la continuité de notre colloque 2016, les numéros de la revue porteront sur "La répétition en institution : pour le meilleur et pour le pire ?"


La revue Cliniques reçoit vos propositions de contributions pour les numéros à paraître en 2017. Deux numéros exploreront ainsi cette thématique.

L'institution de soin, du simple fait qu’elle constitue souvent un recours dans des histoires marquées par le trauma et l’effraction, est un des hauts lieux d'expression et de manifestation de la répétition, de manière manifeste ou latente, consciente ou inconsciente. Mais comment l'appréhender ?

Dans les premiers temps de la vie, la répétition favorise l’accès à la symbolisation. Partant de son prototype, le fameux jeu de la bobine, on conçoit très bien combien elle donne forme aux événements en leur attribuant peu à peu un sens, comment elle permet de se les figurer, de les penser, de les nommer. Pourtant, si la répétition œuvre pour une certaine maturation des processus en particulier chez l’enfant, elle peut aussi s’apparenter à un véritable refus inconscient - refus « du temps qui passe »- ou investie comme tentative d’emprise sur ce qui échappe. D’emblée la répétition s’impose à la croisée des chemins, entre résistance et changement.

On le sait, dans le champ du soin psychique, elle alimente très largement le matériel des séances : dans le meilleur des cas, elle est une mise en scène féconde où s’actualise la problématique inconsciente du patient, et elle permet l'accès à la remémoration. Pourtant, elle devient parfois une résistance redoutable dans laquelle peut s’enrayer le processus : quand la répétition ne répète plus qu’elle-même, elle finit par épuiser ses propres soubassements fantasmatiques et peut devenir une rengaine lancinante, un disque rayé, métaphore souvent évoquée. Elle enferme alors tous les protagonistes du voyage thérapeutique dans une aliénation stérile. La répétition peut être tout à la fois le début d’une solution, qu’un véritable poison dans un processus thérapeutique au point d’en interroger son au-delà du plaisir. Comment permettre que la répétition serve plutôt qu’elle ne desserve le travail psychique en institution ? Comment le dispositif institutionnel peut-il être investi comme le lieu d’une mise en scène plutôt que le lieu d’une mise en acte répétitive ? Comment les acteurs des soins psychiques en institution tolèrent-ils et traitent-ils les mouvements de répétition à la fois singuliers et collectifs ? Peut-on envisager, dans un jeu de vases communicants qu’un défaut de transmission, des trous dans l’histoire favorisent la répétition ? De quelle manière l’histoire familiale, ou bien les mythes institutionnels se répètent-ils s’ils ne sont parlés? A la manière d’un archéologue ou d’un historien, le travail des acteurs du soin peut-il s’apparenter de ce fait à un « travail de mémoire », qui œuvre à la « reconstruction de l’histoire » à partir de traces et de vestiges?

 

La répétition : entre résistance et changement ?

Cliniques n° 13, 23 € – Parution mars 2017

 

Fonctions de la répétition

Cliniques n° 14, 23 € – Parution octobre 2017

 

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